EXPOSITION

Dominique Vermeesch. Les Soeurs Noires

Béguinage

18 septembre - 30 novembre 2014

Une installation originale de Dominique Vermeesch qui entrera en dialogue avec le lieu et l’histoire des béguines, en questionnant la place du mysticisme, de la philosophie, du rôle de la femme, de l’artiste, du passeur, préoccupation centrale dans le travail de l’artiste. L’exposition est organisée en collaboration avec Delvoyeurs sous le commissariat de François Delvoye.

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Dominique Vermeesch. Les Soeurs Noires

EXPOSITION

Vernissage : Dominique Vermeesch

Béguinage

Mercredi 17 septembre 2014 à 18h30

Nous avons le plaisir de vous inviter au vernissage de l'exposition Dominique Vermeesch. Les Soeurs Noires le mercredi 17 septembre 2014 à 18h30 au musée du Béguinage (Rue du Chapelain, 8 - 1070 Bruxelles).


Vernissage : Dominique Vermeesch

Bio / travail de Dominique Vermeesch

Quelques notes.

Enregistrer / archiver / sur- aimer / oraliser / mixer / s’abandonner / s’auto-biographier / disloquer / fouiller / mourir.

Parfois j’ai l’impression de ne plus avoir aucune appartenance et d’être étrangère à moi-même. Je suis l’exilée de mon moi et vis dans le déséquilibre.
Sans doute par ce sentiment d’étrangeté identitaire, je me suis mise dans une marge, un univers plus proche de ma langue X.

Pour vivre, je me place dans un ailleurs X proche de la chambre à soi de Virginia Woolf. Là, je me confond dans mes visions sorties de mon inconscient.
Pour vivre, je me dénude et me désoeuvre m’entourant uniquement de contacts ultra -cosmiques.

Je passe des heures chaque jour à agrandir mes expériences.

Elles sont en gestation dans mon âme, là où le visible devient vulnérable, là où il y apparition / disparition.

- Chercheuse, j’attache mon imaginaire par toucher /contact à des vécus issus d’archives.
- Bricoleuse, j’attache ces archives à mon âme en les prolongeant d’intruments d’écoutes et de diffusions.
- Médiumique, j’attache des mots inconnus conçus de sens et perceptions par des corps invisibles.
- Féministe, j’attache des pensées de femmes, Anne Harendt, Lee Miller, Unica Zurn, Simone Weil, Louise du néant, Edith Stein, … puis, je les introduis aux extrêmes d’un art qui ne possède aucun nom, qui est juste une langue nomade X.

Voici deux phrases de femmes en relation avec les soeurs noires :

Cette âme, il faut qu'elle soir arrachée à son moi propre

et lancée d'en l'abîme d'en-haut

agrandie, libérée de ses limites .

(...)

Le cercle des choses doit se réduite, s'anéantir

pour que celui de la nudité élargi, dilaté

embrasse l'infini.

Hadewijch d'Anvers - Béguine mystique et poétesse du XIIIe siècle

 

L'âme est liée au corps ; et, par le corps, à tout l'univers. Quand elle contemple le ciel étoilé, il n'y a pas un astre dont la présence n'agisse sur elle ; il n'y a pas un seul des mouvements qu'elle imprime au corps qui ne modifie le cours des étoiles.

Pendant le jour, ces étoiles qu'elle ne perçoit pas, agissent sur elle et subissent son action ; car tout agit sur tout, dans l'univers existant ; et le corps, subissant l'action de l'univers tout entier, transmet en quelque sorte cette action à l'âme.

L'âme est ainsi unie à tout l'univers par l'intermédiaire d'un corps déterminé. Et elle ne le sautait être d'une autre façon. (...)
Simone Weil , "Sur l'âme et sur le corps" (1926)


(do.space) : c'est tout "un" existentiellement et idéologiquement, c'est ma trousse de survie.

Dominique Vermeesch

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