Le jardin des maladies, arch. du paysage René Pechère (1988)

L'architecte de jardins et du paysage René Pechère a aménagé en 1988, à l'arrière des bâtiments (1450-1515) qui abritent le Musée d'Erasme, un jardin clos en s'inspirant des représentations de jardin que l'on trouve à l'arrière-plan des tableaux des Primitifs Flamands de la fin des xvème et du début du xvième siècles.

Après avoir mené une étude dans les ouvrages de botanique du XVIe siècle avec le botaniste Georges Mees (1997), nous avons collationné toutes les plantes qui étaient employées par les médecins d’Érasme pour le guérir de ses différents maux (peste, calculs au rein, dysenterie, maux de tête, etc. : Érasme était un peu hypocondriaque…). Notre but n’était pas de diagnostiquer Érasme à l’aide de nos connaissances contemporaines mais plutôt d’envisager ses souffrances comme il les percevait et, ce faisant, de composer un portrait botanique de l’humaniste. Nous avions, en outre, la chance de posséder plusieurs lettres–diagnostiques de médecins célèbres de l’époque (comme Paracelse ou Guillaume Cop).

La liste complète des plantes avec laquelle nous travaillons comporte près de 450 taxons et l’on peut voir dans le jardin, en moyenne une centaine de simples.

L’implantation du jardin tient principalement compte des connaissances contenues dans les ouvrages du médecin malinois Rembert Dodœns, consignées dans son Kruydtboeck paru à Anvers en thiois (bas allemand) en 1554 et traduit en français en 1557 par Charles de L’Écluse.

L'étude sur les plantes menée par le Dr Georges Mees et le conservateur Alexandre Vanautgaerden a été publiée dans le catalogue de l'exposition Érasme et l'éloge de la curiosité.

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